Quel est l’intérêt d’un processeur neuromorphique ?

Actuellement, les processeurs ont tous leurs cœurs actifs à n’importe quel instant. Malgré une utilisation qui est souvent proche du idle (repos). Ainsi de nombreux utilisateurs n’ont pas besoin de tous les cœurs pour par exemple naviguer, jouer, éditer des fichiers, images, et vidéos. Et donc de nombreux cœurs sont pour la plupart du temps inutiles, on les appelle les cœurs noirs.

Un processeur neuromorphique est très similaire aux GPUs. Dans le cas d’Intel Loihi (qui aura demandé six ans de développement), on a plus de 130 000 neurones et 130 millions de synapses qui les relient. Pour rappel, une mouche a 100 000 neurones; un être humain en a 100 milliards. Un cerveau humain demande pourtant moins d’énergie qu’une ampoule classique. On en est encore loin avec Loihi, mais la gravure en 14 nm permet déjà de créer des “grappes” de neurones (128 grappes pour l’instant). Chaque grappe contient 1024 neurones. Chaque neurone communique avec les autres neurones via des synapses; c’est dans ces synapses que se trouve les moteurs d’apprentissage. Les synapses d’une neurone vont activer d’autres neurones si nécessaire, c’est à dire si l’information a assez changé entre deux neurones. Autrement les neurones resteront inactifs.

Au final, la consommation d’énergie sera bien moindre qu’avec un processeur classique. Et c’est bien un des buts recherchés outre la quête de performance.

Intel mettra à disposition des universités des processeurs à Intelligence artificielle pour voir comment optimiser leur système et surtout faire apprendre aux neurones des fonctionnements liés aux différentes tâches de travail.

Lo’ihi est le nom du volcan de l’île d’Hawaï. Un jeune volcan en pleine construction.